LE FOOTBALL
Depuis quelques mois déjà, javais découvert lambiance du Onze de France, ayant supplée Bernard Lama, notamment lors de sa première sélection. Il sagissait dun match amical , joué à Kobé face a lAustralie. A Bucarest ce fut autrement plus sérieux, puisque nous étions confrontés aux Roumains en phase qualificative de lEuro 96.
Je joue tous mes matches de la même manière. Je ne fais pas de différence entre une rencontre amicale et une finale de Coupe. .Je minvestis pleinement sans retenue aucune. Mais mon appétit sen trouve encore plus aiguisé encore pour des matches à gros enjeux. Dautant que la Coupe du Monde se profilait a lhorizon. Je redoublais defforts dans mon travail. Je me faisais violence aux entraînements. Je cherchais toujours à me surpasser, afin dattirer lattention dAimé Jacquet. Conscient de limportance que Bernard Lama tenait dans le groupe de France, et de son expérience au haut niveau. Je misais sur son inactivité sportive depuis son départ du PSG pour lAngleterre (West Ham) où par malchance pour lui, il nétait pas titulaire. Javais cet avantage, et javais réussi une belle saison avec LA.S. Monaco, où javais accumulé de bonnes prestations.
Je me nourrissais despoir, pour le poste de titulaire potentiel du Onze Tricolore, toujours vacant. Je me dois de remercier les responsables du grand club Monégasque. Des dirigeants valeureux et de haut niveau , qui mont permis dévoluer au contact de joueurs de talent. La saison 1997-98 est terminée. Entre le 12 juin et le 12 juillet, les choses sont allées très vite. Les semaines et les jours ont défilé à la vitesse de léclair.
A partir de là, je dirai tout simplement que je naime pas les demi- mesures. Autrement dit, je ne fais pas les choses à moitié. Jai horreur de la médiocrité de la sottise, qui sont des éléments nuisibles, et qui font souvent de lombre à la beauté et au talent. Ce qui compte avant tout pour moi, cest le spectacle incomparable, que nous pouvons offrir. Car le football, joué avec ses tripes, fait partie de lincomparable.